04/12/2009

Où est l'Esprit de Genève - Absente quelques semaines, la meute a changé à Genève !

Absente depuis quelques semaines, je suis rentrée hier soir dans mon bois. A mon départ, la ville était en ébullition de propagande électorale. Faut dire qu'il y en a eu des votations et des élections ces deux derniers mois à Genève. Et pourtant, l'Esprit de Genève s'est-il pour autant réveillé, pas certaine ?

Bien des sujets ont été abordés ;

- l'AI, la TVA, le trafic aérien, le matériel de guerre, les minarets au niveau fédéral

- l'interdiction de fumer, la conciliation en matière de baux et loyers, la protection du locataire, l'imposition des personnes physiques, les contributions publiques, l'imposition des personnes morales, élection du Grand Conseil, élection du Conseil d'Etat, le Ceva, la tranchée de Vésenaz au niveau cantonal

- la fondation Saint-Gervais, le Centre William-Rappard, l'OMC, pour la ville de Genève 

Et pourtant, entre le 27 septembre et le 29 octobre, je n'ai pas l'impression que de grands changements fondamentaux sont intervenus. La démocratie a été respectée, mais je ne retrouve pas l'Esprit de Genève dans les résultats de ces consultations, sauf pour l'initiative anti-minaret, où là une signe fort à été donné à la Suisse, Genève veut rester cette ville-canton ouverte sur le monde. Mais c'est de loin pas suffisant pour redorer l'image de notre République.

Il faudra faire plus, aller plus loin, oser !

Dans ma meute il n'y a pas eu de changement, la nature laissant faire le destin, la maladie, la mort et la reproduction afin de réguler notre groupe.

Par contre, Genève a vu d'importantes modifications dans la sienne. La balance des idées, du pouvoir, des intérêts, a oscillé. Malheureusement, j'ai bien peur que ce ne sont que ces trois valeurs, idées, pouvoir et intérêts, qui serviront de baromètre dans les quatre ans à venir. Je souhaite me tromper et que l'ouverture au monde, à la civilisation, la recherche de la paix universelle et le développement durable deviennent les sources nourricières de nos élus, de nos organisations, de nos citoyens, pour que l'Esprit de Genève redevienne un espoir pour toute l'humanité.

Pourtant, du fond de mon bois, je vois encore les hommes s'entre-tuer dans le monde , se déchirer, se battre, se détruire, mais mon espoir devient encore plus fort, car primordial.

 

 

 

26/10/2009

La louve regarde sur Léman Bleu la meute des candidats qui passe chez Décaillet. Sur le thème de la sécurité, Pertinence donne des notes aux politiques :

  

emission_80.gif

 

David Hiler : 8/10 - une grande lucidité - plus qu'un candidat, un véritable patron pour le Conseil d'Etat 

Conseil de la Louve : la sécurité publique a un prix, ne jamais l’oublier.

Pierre-François Unger : 6/10 - une bonne vision des problèmes au niveau cantonal – police, justice, prison - manque de fermeté sur la détention administrative

Conseil de la Louve : UMUS était le début d’un bon projet, à poursuivre.

François Longchamp : 5/10 - de grandes contradictions du fait de la position hybride de son parti à Genève

Conseil de la Louve : observer, réfléchir et surtout agir

Mark Muller : 4/10 - une faible connaissance du dossier – suppose que les policiers n’interviennent pas -  ne semble pas concerné par le problème du sommet de ses tours – veut construire des prisons

Conseil de la Louve : gouverner en toute collégialité, moins d’égoïsme

Charles Beer : 3/10 crie à l’urgence pour les effectifs - une grande naïveté - fustige, se souvient de Bernard Ziegler mais pas du pont du Mont-Blanc et du G8 – soutient la réforme de Laurent Moutinot

Conseil de la Louve : tester les bancs de l’école de police, juste pour voir

Mauro Poggia : 8/10 – discours sobre, clair et précis - très bonne analyse de la situation, et de son colistier

Conseil de la Louve : prendre sa véritable place dans le monde politique

Yves Nidegger : 7/10 - un discours très ferme qu'il ne pourra tenir dans la collégialité d'un Conseil d'Etat

Conseil de la Louve : se réveiller plus tôt dans 4 ans, doit grandir

Eric Stauffer : 6/10 - dit ce que l'on veut entendre, sans expliquer les moyens à disposition pour arriver à ses buts, surtout en 45 jours - utopie ou naïveté

Conseil de la Louve : devenir crédible, un bon discours ne suffi pas

Isabel Rochat : 4/10 - de bonnes intentions mais avec une grande utopie dans son discours

Conseil de la Louve : faire ses armes au Parlement, doit s’aguerrir

Véronique Pürro : 4/10 a encore des doutes sur la détention administrative -20 % de réquisitions sociales effectuées par les policiers, alors que plus de 60 % des réquisitions comportent du social – veut décharger la police, mais n’a pas de solution si ce n’est revoir le métier, encore un fois

Conseil de la Louve : revoir ses leçons, viser le DES ou se retirer

Michèle Künzler : 3/10 – veut féminiser la police - critique les Romands, les syndicats de police, veut une police genevoise pluriculturelle et urbaine, alors qu'elle l'est déjà – conteste une certaine impunité qui est une réalité

Conseil de la Louve : sortir du pays de blanche neige et de l’utopie

 

 

 

Genève.jpg

Le fonctionnement de la politique genevoise irait mieux si, comme dans ma meute, l'on mettait de suite les bonnes personnes aux bonnes fonctions.

 

22:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

01/10/2009

Genevois, même si rien ne roule, votez !

Dans dix jours, les hommes auront choisi la destinée politique de Genève et de la Région pour la décennie à venir. Une certaine droite devrait conserver la majorité, mais le « citoyen genevois » est en mouvement et il faudra compter avec, car changements il y aura.

post.jpg

Premièrement un faible taux de participation va aider les extrêmes. Ce n'est pas pour rien que tous les partis ne cherchent pas à convaincre de nouveaux électeurs, mais simplement à garder leurs brebis.

Deuxièmement, les moutons blancs vont diminuer dans le pré, qui sera de plus en plus vert et dans lequel il y aura de moins en moins de roses.

Je ne sais pas si cette campagne saura sauver Genève et lui permettre de prendre le grand virage, pas celui du Ceva ou de la Grande Traversée, mais du développement durable et de l’écologie de la région.

urne1.jpg

 

Car moi, la Louve de Bernex, c’est bien ce qui me préoccupe. Déjà qu’un tram nommé « chantier » viendra aux portes de ma forêt, je me vois presque obligée de me sabrer en Champagne, pour enfin me sentir en sécurité, car Genève gronde et je n’aimerais pas reprendre en main les institutions.

 

louves2.JPG

Dans l’attente, je regarde les hommes, tous les matins, qui descendent en ville dans leurs drôles de machines à moteur, tout en restant bloqué au croisement, tel un troupeau qui  cherche son berger.

 

20:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)