04/05/2010

Infrarouge, ou à quand une émission de fond et de qualité à la TSR ?

Alors que du coin du bois je guignais l'émission Infrarouge de ce soir, j'ai une nouvelle fois été déçue du contenu et de la ligne directrice choisie pour celle-ci.

  • Un titre accrocheur.
  • Des invités trop nombreux qui ont si peu droit à la parole.
  • Des question directes ou indirectes d'une animatrice toujours aussi malhonnête et qui ne cherche qu'une chose, créer la discorde.
  • Un fil rouge qui se brise, une ligne de conduite qui s'égare, un sujet qui se disperse.

Tout ça pour quel résultat, un peu plus d'audience, et encore.

Dans ma meute, je suis la dernière à regarder cette émission, les autres loups ont depuis longtemps quitté cette triste émission. Mais au-delà de la qualité de celle-ci, c'est bien la TSR qui devrait se remettre en cause. Cette chaîne de télévision a été reconnue par le passé grâce à de grands reportages, Temps Présent en a été bien souvent la source. La qualité de l'investigation est donc possible, celle du débat doit l'être aussi.

Il nous manque en première partie de soirée des "Dossiers de l'Ecran" actuels. Un grand débat, avec des invités de qualité, venant de toutes les couches sociales, mais qui disposeraient tous d'un temps de parole, d'un temps de réponse, d'un temps de réflexion pour nourrir le sujet abordé. Pour cela, il faut une volonté médiatique de monter une telle émission, mais il faut surtout trouver un/une journaliste de qualité qui serait à même de tenir l'antenne, le thème de la soirée et les invités, afin d'obtenir au final une émission de qualité, un débat constructif et de fond, voire même des réponses aux questions relevées par les problèmes de société soulevés.

Ce n'est pas la première fois qu'Infrarouge grille son sujet et ainsi son émission, tout comme ABE se brûle souvent les doigts en agissant aussi de la sorte. La TSR doit se remettre en cause, car l'une de ses priorités est d'informer, donc un Grand Débat hebdomadaire ne serait pas de trop, j'en suis certaine.

Je retourne dans mon bois, heureusement il me reste la lecture, et là tout n'est pas écrit d'avance, comme sur Infrarouge.

 La Louve.

 

12/03/2010

Romandie, avec presque 50'000 chômeurs, le recrutement policier doit y trouver des solutions.

Dans ma meute, la police et la justice ne sont pas assumées par des étrangers, c'est une idée genevoise bien bizarre. Celui qui se veut juge ou aux ordres de ce la justice se doit d'avoir une certaine proximité avec la meute, ne pas y être étranger.

En grattant un peu le sol, vers l'entrée de l'autoroute à Bernex, j'y ai trouvé quelques chiffres sur une feuille portant l'intitulé "chômage". 

- Genève 14887 personnes, soit 6,8 %

- Vaud 17067 personnes, soit 5,1 %

- Fribourg 4251 personnes, soit 3,3 %

- Valais 5685 personnes, soit 4,1 %

- Neuchâtel 5001 personnes, soit 5,8 %

- Jura 1786 personnes, soit 5,2 %

De plus, chaque année des dizaine de milliers de jeunes gens se retrouve sur le marché du travail au sortir d'une école.

Ces deux catégories ne sont pas représentées que par des citoyens suisses, certes, mais avec avec 48677 personnes en recherche d'un emploi, avec des centaines de jeunes gens qui n'ont pas d'orientation professionnelle claire en sortant d'une école, moi je me dis qu'avant de hurler au loup et d'engager des gens d'autres meutes, il faudrait se demander si là il n'y a pas une solution.

Ce qui est certain, c'est que dans ma meute, si un indigène venait à venir y faire la police, il ne serait pas du tout accepté, mais alors pas du tout.

La Louve de Bernex qui retourne dans son bois, à l'abri des hommes et de leurs jugements.

 

 

24/02/2010

Réorganiser la désorganisation de l'organisation du Conseil Fédéral, ou comment faire preuve de collégialité !

Depuis des mois, vos sept sages, qui gouvernent ce pays, sont bien moins inspirés que ceux de ma meute.

 

 

 (Photo TDG)

 

Chez nous, dans le milieu des loups, nous avons un chef naturel, qui de par son charisme s’est imposé après quelques luttes et coups de crocs avec de jeunes congénères fougueux. Il dirige la meute et ses lieutenants suivent en toute collégialité le mouvement. Celui qui sort de ce cercle est irrémédiablement chassé, sauf s’il venait à prendre la place du mâle dominant.

 

Chez vous, au milieu des loups, vous avez sept chefs artificiels, nommés, élus, représentatifs du pays d’une certaine Assemblée fédérale. Certains l’ont été pour leur charisme, d’autres pour leurs connaissances, les derniers enfin pour leur appartenance à un groupe. Peu de liens communs entre ces gens, qui devront pourtant œuvrer de manière collégiale durant quatre ans au moins.

 

À voir les événements récents, à lire les manchettes des journaux qui jouxtent ma forêt, à entendre les positions prises, reprises, méprises qui nourrissent les débats, c’est juste se rendre compte que la collégialité est un vain mot chez ces dirigeants.

 

Cette désorganisation d’une telle organisation met en péril la crédibilité de vos représentants, de vos élus, de vos politiques, de vos choix politiques.

 

Une réorganisation s’impose. Elle se devra d’être morale, humaine, démocratique, mais aussi éthique, afin que les valeurs qui animent votre meute redonnent force et pouvoir à ce conseil pour qu'il retrouve lui aussi toute sa crédibilité.

 

Moi je retourne dans mon bois, mon dominant sait ce qu’il veut, mais il sait aussi ce qu’il ne veut plus.  

 

La louve de Bernex !

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