09/05/2011

Le thème de l'insécurité a rangé ses crocs, pas moi !

De ma commune de Bernex, j'observe les hommes et je me rends compte qu'ils sont devenus si violents, si agressifs, si dangereux pour eux-mêmes, que je me demande ce qui pousse l'humain à devenir criminel et nuire à ses congénères.

Il faut dire que comme un soufflé au fromage qui n'aurait pas supporté la chaleur du four, le thème de la sécurité est lui aussi vite retombé, comme après toutes élections. Dans ma meute il n'y a pas de place pour le doute ou les incertitudes de l'avenir. Un problème se présente, nous le réglons, rapidement et sans concession, surtout si nous nous retrouvons en danger.

Si le loup est menacé en Europe, jamais il me semble, à lire les faits-divers, la situation n'a été aussi préoccupante pour les habitants de Genève et son territoire si convoité.

A lire les journaux abandonnés en lisière, je m'aperçois que :

 

  • 1) La réorganisation de la police demeure une véritable inconnue, pour le peuple mais aussi pour vos policiers, voire le pouvoir judiciaire, comme s'il n'y avait plus de chef de meute dans les institutions.

 

  • 2) L'application du nouveau code de procédure pénale ouvre déjà de nombreuses questions sur l'efficacité de celui-ci, notamment par le mode d'exécution des ordonnances de condamnations prononcées ou le poids du suivi des enquêtes par la police placée sous mandat des magistrats, eux aussi en nombre insuffisant. Une meute affaiblie sera toujours à la recherche de proie plus facile, sans oser s'attaquer aux véritables prédateurs.

 

  • 3) Selon les HUG, les cas de blessures par armes blanches ont drastiquement augmentés ces derniers mois, tout comme les problèmes de coma éthylique chez vos jeunes et auprès des mineurs. Deux fléaux de rue qui ne semblent pas interpeller autrement vos autorités, judiciaires ou politiques. Chez nous, planter les crocs demeure un véritable geste de défense ou pour assurer notre subsistance, ce qui n'est pas le cas chez l'homme qui blesse bien souvent pas cruauté et méconnaissance des dangers.

 

  • 4) Le taux d'occupation de Champ-Dollon, qui est en baisse régulière depuis des semaines, est-il le signe d'une certaine mansuétude judiciaire dans les condamnations prononcées et/ou les libertés accordées courant enquête, ou une réalité tout autre qui serait que les auteurs condamnés restent en rue en lieu et place de purger les peines prononcées et dont la décision est pourtant exécutoire ? Chasser des crocs un indésirable de la meute ne sert à rien si on lui tend la patte pour le nourrir.  

 

 

  • 5) La récidive pourrait devenir le fléau de la décennie en cours si rien n'est envisagé pour stopper la gangrène qui ronge les rues et bientôt nos campagnes. Même nous, prédateurs, devons nous protéger des voleurs et autres gredins.  

 

  • 6) Le tourisme criminel pourrait lui aussi exploser avec l'ouverture à huit nouvelles nations à la liberté de circulation des personnes. Dans ma meute, on ne se mélange pas et l'étranger est craint, sauf s'il prouve sa véritable volonté d'adaptation.

 

Bref, bien des questions sans réponse, pour moi, pour vous, simple citoyens dans un canton fragilisé par sa position géographique et économique, mais aussi par le manque de fermeté dans des discours politiques devenus muets. La chasse n'est plus ouverte, et les prédateurs rodent, je les sens, le les vois, je les devine, je les crains aussi alors je rentre dans mon bois, à la recherche d'un temps passé où je pouvais vivre en paix avec mes petits sur ce territoire.

 

Pertinence, la Louve de Bernex.

 

 

13/09/2010

IKEA il faut y venir, mais pas en voiture !

Une nouvelle meute c'est installée sur la rive droite, de grands loups suédois avec un véritable catalogue d'abondance. Pas de rivalité entre nous, car nous ne chassons pas le même gibier.

(Ce mot n'est pas une publicité, mais une réflexion sur la mobilité urbaine)

C'est donc le grand jour, IKEA Vernier a ouvert. Comme prévu, le parking du grand géant bleu a été rapidement complet en cette journée réservée aux membres IKEA Familly. Peu importe, la nouveauté attire, les offres intéressantes aussi, comme en période de soldes, rien n'arrête le consommateur.

Heureusement, aujourd'hui le délestage mis en place par les "petits bleus" a bien fonctionné, et les parkings adjacents ont remplis leur mission, aidés par les TPG et une navette régulière.

Mais ce lundi n'était qu'un galop d'essai, il faudra faire preuve de patiente, d'anticipation, voire d'innovation pour venir découvrir le cube.

Fermé mardi, c'est mercredi, jeudi, vendredi et surtout samedi qu'il faudra user :

·          du train (ligne R, arrêt Cointrain),

·          du tram (lignes 14 & 12, arrêt Blandonnet),

·          du bus (lignes 6 - 19 -23 - 28 - 57 & Y, arrêt Renfile),

·          où d'une mobilité douce non motorisée.  

Donc si vous aussi vous voulez goutter les fameuses boulettes à la viande ou un canapé aux crevettes, si vous aussi vous avez besoin d'une literie ou d'un bibelot, n'oubliez pas que la voiture n'est pas une fin en soi, surtout lors d'une inauguration attendue depuis si longtemps, prenez donc le temps de la déguster.

Roulez rusé, surtout que le prix du billet n'est pas encore à CHF 3,50 à Genève, un monde en soie, ce qui ne va pas durer, alors que le grand géant bleu c'est lui installé pour longtemps au carrefour de nos chemins autoroutiers, juste pour meubler nos journées.  

La Louve qui regarde ses amis les bipèdes se ruer dans le cube, avec patiente, mais aussi avec pertinence j'espère.

Pertinence.