26/07/2010

Yann Lambiel au Paléo sous le Chapiteau, une erreur de programmation qui a lésé le plus grand nombre !

Faire des kilomètres, quitter mon bois bernésien pour aller déguster Yann Lambiel au Paléo, tel était mon pari de dimanche soir. Si il n'a pas été difficile pour moi de me faufiler à travers la faune et la flore du Paléo, quelle ne fut pas ma déception mon menu arrivé.

Comme de nombreux voraces d'humour, je m'étais approchée du Chapiteau assez tôt, histoire de le voir, mais je ne savais pas encore que c'était de l'entendre qui allait être difficile. En effet, la tente réservée, pourtant la deuxième plus grande scène du site, était déjà investie d'affamés du rire. Comme d'autres, je suis alors restée sur les côtés, aux aguets.

Puis, le moment venu fut de déguster, de savourer, d'entendre, d'écouter, de rire.

Malheureusement, le succès de ce Lambiel là est bien présent, on le savait tous et ce sont des centaines de personnes qui ont cerné le Chapiteau pour ce repas qui sera pourtant frugal.

Un humoriste, même de tallent, n'a pas la voix d'un rockers, et il fallu tendre l'oreille, voire les deux, pour surprendre, saisir quelques brides de ce spectacle devenu insipide, soudain sans sel.

En effet, entre la fin d'un concert du "régénérant" Souchon, sur la Grande Scène, dont la musique et les paroles étaient heureusement pour lui portées par le vent, mais venant malheureusement brouiller nos sens, puis le début du concert d'Hindi Zahra au Club Trent, c'est dans une cacophonie désespérante que nous avons, par centaines, renoncé à nous irriter l'ouïe.

Entre ne pas entendre et donc ne pas pouvoir partager les rires émanant de sous le Chapiteau, il n'y avait qu'un choix, changer de menu.

Pourtant, Yann Lambiel, avec son répertoire Franco-Suisse et sa présence sur scène, aurait mérité la Grande Scène cette année déjà, pour le plaisir du plus grand nombre, pour le plaisir de faire une belle découverte francophone pour les autres. Mais il ne vient pas de Paris lui, donc Chapiteau.

Une erreur de programmation, sur un Paléo que mes jeunes loups ont adoré, dommage car du coup je suis restée sur ma faim, sans rire.

Pertinence, qui voulait rire un croc.

03/07/2010

Le ver est dans nos institutions, il en dévore le fruit avant de s'attaquer au noyau !

Du coin du bois, je regarde l'actualité, et comme je ne suis pas affamée, pas besoin de dévorer le premier fait divers. Donc, je prend de la hauteur sur ma colline à Bernex, et j'observe la société des hommes.

Ce qui me choque en premier, se sont des mots qui reviennent souvent cette année dans l'actualité : affaire, traître, secret de fonction, manipulateur, appel d'offre, conflit d'intérêts, démission, révocation, argent, politique, justice, parlement, constituante, gouvernement.

Ce qui me choque en second, se sont les méthodes qui sont dénoncées dans les médias : fuite d'informations, fuite de documents, fuite de photos, fuite de procédures, fuite étatique, fuite de renseignements d'Etat, fuite de données militaires.

Ce qui m'interpelle dans tout ça, se sont les liens qui relient mes deux premières constatations : l'argent, la politique, le pouvoir, le besoin de nuire, l'envie d'atteindre une personne, le discrédit recherché, la fragilité provoquée, les réactions engendrées, les intérêts non avoués, la manipulation du système au moyen de vices.

Tout ceci n'est pas nouveau, mais la Suisse avait su se préserver d'un déballage médiatique généralisé sur des affaires semblables, la Suisse savait régler ces problèmes institutionnels avec une diplomatie "mains propres" qui purgeait le ver du fruit, sans mettre en danger le noyau de celui-ci.

Ce n'est plus le cas et c'est bien là le grand danger pour nos institutions, nos valeurs, nos repères et l'avenir d'une société où tout fout le camp. L'argent pollue la politique, la politique pollue la justice, la justice n'est plus indépendante, le pouvoir n'est plus reconnu, et derrière tout s'écroule car la légitimité de la démocratie, des élections, des votations s'effondre.

Dans ma meute, les règles de vie n'ont pas changées, elles sont et demeureront naturelles, dictées par le bon sens du rythme de la vie, en groupe, en société. Le pouvoir est reconnu, la force aussi, l'acte nécessaire ou courageux également, la transmission du savoir et des connaissances est la ligne de vie de la famille, individualisme il y a mais jamais face aux dangers. Nous connaissons nos amis, nous déterminons nos ennemis, mais la trahison n'existe pas, elle serait condamnée par un rejet immédiat, pas de la victime de cette vile manoeuvre, mais du loup qui aurait osé faire preuve de si peu de courage.

Je retourne dans mon bois, il y fait frais et la rumeur ne passe pas par là.

Pertinence.

 

28/05/2010

Ça cause de quoi deux "Vieux-Gren" à l'apéro. Ben ça croque la République !

Ce midi, j'ai mangé dans un pub sympa au centre-ville, L'Arbalète. Un bon tartare, normal pour une carnassière comme moi. Alors que je lisais la Julie tranquillement installé à ma petite table, deux bons genevois un peu bruyants refaisaient le monde assis sur leur tabouret de bar.

Fiers comme deux paons, ils se gargarisaient de la vie genevoise, sans oublier de claironner qu'ils faisaient partie de la Compagnie des Vieux-Grenadiers, institution majeure et respectée à Genève.

Ils remontèrent le temps, allant jusqu'à nous refaire l'historique du G8 en 2003 à Genève.

Morceaux choisis ; Le Commandant ne pouvait rien décider il avait les mains liées - Guy-Serge n'était plus là - Micheline était obligée de se cacher pour protéger sa vie - Charles commandait la police sur le pont du Mont-Blanc alors qu'il ni connaissait rien - Les policiers allemands voulaient charger rue de Chantepoulet - Il aurait fallu un Warynski à la tête de la police - et encore et encore.

Ça cause un Vieux-Gren à l'apéro, ça refait le monde comme tous les citoyens, mais ça croit surtout tout connaître sur tout le monde, et ça c'est juste magnifique, surtout qu'un Vieux-Grenadier ça connaît toute la République normallement.

C'est là que le plus dégarni des deux s'exclama ;

"Jean-Robert m'a dit l'autre jour, que lui la gamine, comme ça qu'il l'appelle Bonfanti, il l'aurait mise en place bien avant, sans passer par Walpen".

Si un "Vieux-Gren" le dit, c'est que Monsieur le Chef l'a dit.

Garçon, l'addition svp.

Pertinence, la Louve de Bernex.