03/07/2010

Le ver est dans nos institutions, il en dévore le fruit avant de s'attaquer au noyau !

Du coin du bois, je regarde l'actualité, et comme je ne suis pas affamée, pas besoin de dévorer le premier fait divers. Donc, je prend de la hauteur sur ma colline à Bernex, et j'observe la société des hommes.

Ce qui me choque en premier, se sont des mots qui reviennent souvent cette année dans l'actualité : affaire, traître, secret de fonction, manipulateur, appel d'offre, conflit d'intérêts, démission, révocation, argent, politique, justice, parlement, constituante, gouvernement.

Ce qui me choque en second, se sont les méthodes qui sont dénoncées dans les médias : fuite d'informations, fuite de documents, fuite de photos, fuite de procédures, fuite étatique, fuite de renseignements d'Etat, fuite de données militaires.

Ce qui m'interpelle dans tout ça, se sont les liens qui relient mes deux premières constatations : l'argent, la politique, le pouvoir, le besoin de nuire, l'envie d'atteindre une personne, le discrédit recherché, la fragilité provoquée, les réactions engendrées, les intérêts non avoués, la manipulation du système au moyen de vices.

Tout ceci n'est pas nouveau, mais la Suisse avait su se préserver d'un déballage médiatique généralisé sur des affaires semblables, la Suisse savait régler ces problèmes institutionnels avec une diplomatie "mains propres" qui purgeait le ver du fruit, sans mettre en danger le noyau de celui-ci.

Ce n'est plus le cas et c'est bien là le grand danger pour nos institutions, nos valeurs, nos repères et l'avenir d'une société où tout fout le camp. L'argent pollue la politique, la politique pollue la justice, la justice n'est plus indépendante, le pouvoir n'est plus reconnu, et derrière tout s'écroule car la légitimité de la démocratie, des élections, des votations s'effondre.

Dans ma meute, les règles de vie n'ont pas changées, elles sont et demeureront naturelles, dictées par le bon sens du rythme de la vie, en groupe, en société. Le pouvoir est reconnu, la force aussi, l'acte nécessaire ou courageux également, la transmission du savoir et des connaissances est la ligne de vie de la famille, individualisme il y a mais jamais face aux dangers. Nous connaissons nos amis, nous déterminons nos ennemis, mais la trahison n'existe pas, elle serait condamnée par un rejet immédiat, pas de la victime de cette vile manoeuvre, mais du loup qui aurait osé faire preuve de si peu de courage.

Je retourne dans mon bois, il y fait frais et la rumeur ne passe pas par là.

Pertinence.

 

Commentaires

Mon brave, il faut ouvrir les yeux, depuis des décennies, c'est le même topo...donc il faut faire avec ou un peu écouter le MCG et essayer de réagir, mais le mal est là...Attention, ton bois risque d'être rasé prochainement...
Salut...

Écrit par : Paul | 03/07/2010

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