12/03/2010

Romandie, avec presque 50'000 chômeurs, le recrutement policier doit y trouver des solutions.

Dans ma meute, la police et la justice ne sont pas assumées par des étrangers, c'est une idée genevoise bien bizarre. Celui qui se veut juge ou aux ordres de ce la justice se doit d'avoir une certaine proximité avec la meute, ne pas y être étranger.

En grattant un peu le sol, vers l'entrée de l'autoroute à Bernex, j'y ai trouvé quelques chiffres sur une feuille portant l'intitulé "chômage". 

- Genève 14887 personnes, soit 6,8 %

- Vaud 17067 personnes, soit 5,1 %

- Fribourg 4251 personnes, soit 3,3 %

- Valais 5685 personnes, soit 4,1 %

- Neuchâtel 5001 personnes, soit 5,8 %

- Jura 1786 personnes, soit 5,2 %

De plus, chaque année des dizaine de milliers de jeunes gens se retrouve sur le marché du travail au sortir d'une école.

Ces deux catégories ne sont pas représentées que par des citoyens suisses, certes, mais avec avec 48677 personnes en recherche d'un emploi, avec des centaines de jeunes gens qui n'ont pas d'orientation professionnelle claire en sortant d'une école, moi je me dis qu'avant de hurler au loup et d'engager des gens d'autres meutes, il faudrait se demander si là il n'y a pas une solution.

Ce qui est certain, c'est que dans ma meute, si un indigène venait à venir y faire la police, il ne serait pas du tout accepté, mais alors pas du tout.

La Louve de Bernex qui retourne dans son bois, à l'abri des hommes et de leurs jugements.

 

 

03/03/2010

Genève, la "gendarmerite" gagne la Police Municipale !

 

Du coin de mon bois, où je me suis éloignée de ma meute, je voulais découvrir la nouvelle Police Municipale du canton de Genève, de ses communes surtout. Il faut dire que pour moi, campagnarde de coeur, c'était une véritable curiosité depuis des semaines que cette création d'un nouveau corps de police.

Je me suis alors aventurée dans les rues de ma commune, à Bernex, mais pas d'agents de police municipaux en vue. Je me suis alors déplacée sur Onex, même constat, idem à Carouge. Mais où sont donc passés mes coquins d’îlotiers communaux, plus de traces sur le bitume.

En dernier recours, attirée par les lueurs de la grande ville et un maigre espoir, j'ai alors tenté le diable pour m'approcher à pas de loup de Genève, un monde en soi il paraît.

Et là, surprise, très grande surprise. Le fruit de mes recherches était enfin visible. Des agents de la nouvelle Police Municipale, le long d'une route, contrôlant des automobilistes. Trois beaux loups en uniforme, fiers et heureux d'assumer leur fonction. Après quelques minutes d'observation, je les vis quitter les lieux, pas à pied, ni à vélo, mais dans une belle auto arborant lumineusement le logo Police Municipale. Il faut dire qu'il ne fait pas très chaud ces temps, alors un petit déplacement en auto ne peut pas faire de mal à nos jeunes pandores.

Poursuivant ma route sur le chemin du retour, je rencontrais dans la même journée deux autres patrouilles motorisées de la Police Municipale, l'une avec quatre argoulets, l'autre avec trois occupants. Pour finir, en remontant sur Lancy, au bout de la route des Accacias, un autre  contrôle avec trois agents de police communaux pas encore croisés. Ceux-ci avaient visiblement les crocs, ils étaient même cachés, à l’affut des deux-roues motorisés.

En cette longue journée, ils sont prolifiques et très actifs et les auteurs d'infractions LCR n'ont qu'à bien se tenir, car ils ont aussi l'oeil vif et le stylo verbalisateur ces hommes et ces femmes qui constituent cette nouvelle police de proximité.

Mais soudainement une horrible question est venue me troubler l'esprit. Mais où sont donc passés mes bons vieux agents municipaux? Vous savez ces îlotiers arborant nos rues d'un pas décidé, mais rassurant, à l'écoute des gens, des concierges, des commerçants. Le doute s'est alors encore plus immiscé en moi et mon poil s'est hérissé.

Et si nos agents de la Police Municipale avait chopé la « gendarmerite », cette maladie qui cloue nous bleus dans leur voiture de patrouille, ou dans des fourgons, pressés par le temps, jamais en patrouille pédestre, ou si peu, car stressés par les interventions et les déplacements nécessaires pour accomplir celles-ci.  

Dans le canton de Genève, on ne voit plus de gendarmes en patrouille pédestre en nos rues, et bien des gens le regrettent. Il nous restait bien les agents municipaux, mais là je crois que Genève, avec quatre corps de police, vient de semer le doute dans les esprits. Heureusement, il nous reste les collaborateurs de la fondation des parkings, qui sont à pied eux, toute la journée, mais qui chassent aussi les automobilistes irrévérencieux. Des meutes dans la meute, pas bon ça.

Monde cruel pour nos automobilistes et autres motards, un pour tous et tous contre eux. Bon, je retourne dans mon bois, j’y ai laissé un quartier de viande à l’angle d’un tronc.

 

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