18/10/2009

Le CEVA, la solution d'avenir ? Pas certain qu'il suffira à modifier les comportements égoïtes des automobilistes ?

CEVA, la solution d'avenir, pas certain !

J'ai une question très simple mais je ne devine pas la réponse qui pourrait m'être apportée, donc je vous interpelle chers lecteurs.

Dans le film de présentation du CEVA,

http://www.ceva.ch/rer/

il y est précisé que les transports publics ne sont utilisés actuellement que par 1 à 10 % de la population frontalière française pour les voyages vers Genève, contre 27 % d'utilisation en Suisse.

Quelle garantie avez-vous que ce mode de transport fera l'unanimité en France et que l'égoïsme humain (genevois, vaudois ou français), qui consiste à prendre sa voiture tous les jours pour nos déplacements, ne sera pas prépondérant au CEVA et aux tarifs qui seront proposés ?

Pour quelles raisons ce comportement changerait ?

bouchon.jpg


La question du dimanche d'une Louve qui regarde les hommes avec leurs drôles de voitures traverser la campagne genevoise, en direction de la ville, sur des routes de plus en plus étroites, et des idées de plus en plus larges.

louves2.JPG

 

16:22 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Le choix de la voiture n'est pas qu'une question d'égoïsme loin de là, car sinon, la proportion d'usagers serait la même en France et en Suisse... A moins de présupposer que nos voisins français sont de 2,7 à 27 fois plus égoïstes que nous autres Genevois ???
A votre avis, quel est le taux de fréquentation de la RATP ? Ou des trams et métros lyonnais ou grenoblois ? Doutez-vous qu'ils sont plus importants que ceux des TPG par les Genevois, Genève restant la ville du monde dotée du plus grand nombre de voitures par habitant ?
Votre question faussement naïve parait d'autant moins pertinente que le taux de fréquentation dépend essentiellement du caractère pratique ou non et du coût pour l'usager des moyens de transports proposés. Hors de ce point de vue, le CEVA représentera un progrès essentiel.

Écrit par : Philippe Souaille | 18/10/2009

Bonjour,

Ce très faible pourcentage de personnes venant de France voisine en transports publics s'explique par le manque de possibilité d'utiliser des transport public. Le 27% de vaudois venant à Genève en transport public est lui-même faible par rapport à la moyenne suisse qui est de 35%. Ce chiffre reflète lui aussi une insuffisance d'offre par rapport à la demande.

Je ne vais pas vous donner la "garantie" que les pendulaires venant de France prendront les transports publics; ce que je peux vous dire c'est que des utilisateurs de la ligne Thonon-Annemasse-Eaux-Vives ont manifesté bruyamment il y a 2 ans déjà leur mécontentement par rapport au matériel roulant qui était obsolète et qu'ils ont été entendu par l'Etat français. La demande existe du côté français comme du côté suisse.

Vous parlez de l'égoïsme humain et il existe. Il consiste d'une façon générale à chercher la solution la plus avantageuse (coût, durée, confort) pour soi-même. Le RER permettra à beaucoup de pendulaires d'avoir une possibilité plus avantageuse pour leur mobilité dans la région et chacun fera son calcul. Je ne crois pas que d'être coincé quotidiennement dans des bouchons soit si agréable...

En ce qui concerne les tarifs, le RER s'intégrera dans l'organisation des transports publics UNIRESO ce qui permettra de circuler dans la région avec un seul titre de transport.

J'espère avoir répondu à votre demande.
Avec mes meilleures salutations
Elisabeth Chatelain

Écrit par : Elisabeth Chatelain | 18/10/2009

-OUI AU CEVA LE 29 NOVEMBRE-
Pour pousser les gens à emprunter les transports publics, il faudrait qu'il y en aie!!
Comment peut-on demander aux citoyens genevois, français, vaudois d'abandonner leur voiture s'il n'y a aucune alternative?
C'est pourquoi le RER franco-valdo-genevois doit être construit au plus vite, la population aura alors une vraie offre de transports, aussi bien sur Vaud, que sur Genève d'en France pour effectuer des déplacements liés au travail, aux loisirs, à la culture, etc.
Le CEVA n'a pas la prétention de régler tous les problèmes de mobilité de la région, mais il offrira un axe fortement desservi, tous les 1/4 d'heure, entre Coppet, Evian, Annecy, Annemasse, Cornavin, Eaux-Vives, La Praille, La Plaine, etc.

C'est lorsque les automobilistes d'aujourd'hui verront qu'un Versoix-Hôpital se fait en 25 minutes ou un Chêne-Bourg-Sécheron en 20 minutes qu'ils changeront leurs habitudes.
Aujourd'hui les trains Evian-Eaux-Vives sont pleins à craquer, mais ce n'est qu'en ayant une réelle offre rapide et régulière que l'on parviendra à régler la problème de la mobilité urbaine.

OUI AU CEVA LE 29 NOVEMBRE!
Cordialement.

Écrit par : Nico C. | 18/10/2009

Madame,


Je vous prie de bien vouloir trouver ci-après quelques éléments de réponse


Mettre en cause le Ceva tel qu'il est actuellement, c'est favoriser les Anti Ceva et c'est tenter d'affaiblir ce projet

C'est le principe de l'herbe plus verte dans le pré du voisin, du « votre projet n'est pas mal, mais le notre est mieux », même si au final on le connaît pas complètement et qu'il n'est pas prêt.
Résultat : on ne fait rien


Le Ceva et vous le savez, c'est :

Un métro pour Geneve
Un RER Annemasse Geneve
Un TER qui ne se conçoit qu'avec le développement de la Gare d'Annemasse tel que c'est prévu dans le projet Annemasse-Geneve-Etoile (le fonctionnement en étoile et donc le passage par une gare est essentiel)
Un lien entre deux réseaux ferrés et donc une liason internationale


Le CEVA possèdes de multiples avantages dont ceux-ci :
Traverser des zones urbaines denses, répondant ainsi aux demandes de mobilités intra-muros
Relier les 2 rives du Canton proposant ainsi une offre de type métro avec un train tout les ¼ heures
Permettre aux habitants de l’agglomération Franco-Valdo-Genevoise, qui va pour sa partie française de Gex à Thonon, en passant par Annemasse, Bonneville et Bellegarde, de gagner Genève depuis leur gare d’origine sans changer de train.

Ne pas multiplier les parkings relais, contrairement au « barreau sud »
Se présenter comme la colonne vertébrale sur laquelle tous les moyens de transports publics s’organisent tout en irrigant parfaitement le territoire de manière optimale.
S’intégrer dans les réseaux TER, TGV, Grandes Lignes Européennes et de démultiplier les possibilités de se déplacer de son domicile à un point géographique donné sans changer de train de façon multiple
Multiplier et moderniser le matériel roulant du fait du cadencement soutenu
Thonon sera par exemple à moins de 30 minutes de Genève
D’être à 90% enterré, y compris 4 nouvelles gares sur 5, donc d’être peu gênant pendant les travaux et très respectueux de l’environnement qu’il contribue d’ailleurs à améliorer.

Je souhaite attirer l’attention de tous les habitants de ce territoire, français et suisses, contrairement à ce qu’on aimerait nous fait croire il n’y a pas de plan de rechange ou de plan « B ». En effet, tout autre projet exigerait de nouvelles négociations et tarirait tout financement public.


J'espère que cet éclairage – même si ce sontdes éléments qui sont connus – vous permettra de faire évoluer votre position
Nous avons besoin du Ceva qui permettra à d'autres projets (liès entre eux) de voir le jour. En d'autres termes, ommençons par le seul projet prêt, réfléchi et adapté et poursuivons le dialogue pour qu'ensuite et ensemble nous imaginions les infrastructures dont la grande agglomération franco-valdo-genevoise devra se doter.

Philippe Colomb
www.pro-ceva.com
http://pro-ceva.blog.tdg.ch

Écrit par : philippe | 18/10/2009

Il faut être anonyme pour écrire une note aussi stupide... que l'auteur cite un seul exemple de transports en communs transfrontaliers qui ne sont pas plein aux heures de pointe.

Les frontaliers francais et suisses prennent leur automobile car il n'y a actuellement pas d'autres solutions.

Les Vaudois prennent aussi les transports en commun lorsque ceux ci sont attractifs : c'est à dire rapide et abordable. Il en sera de même avec le CEVA. Surtout lorsqu'on ne peut pas se garer et pas circuler.

Arrêtez ces anneries qui ne servent qu'à défendre soi disant les intérêts patrimoniaux de quelques habitants de Champel à courte vue au détriment de l'intérêt de tous les habitants du Genevois franco suisse coincés dans les embouteillages.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 18/10/2009

Que de réponses positives pour le CEVA, avec ce très fort sentiment que les automobilistes, genevois et autres, vont abandonner leur voiture pour utiliser ces transports publics. Remarquons que l'Ain n'aura aucun bénéfice dans ce projet.

C'est le seul doute qui m'habite dans ce projet, l'automobiliste ne changera pas facilement ses habitudes, et vos réponses ne me permettent pas pour l'instant de le dissiper.

Le débat continue, l'usage de la voiture (qui devrait devenir "propre" d'ici 15 ans) de manière individuelle et égoïste aussi, la preuve, le covoiturage n'a jamais pris corps populairement.

Deuxième question, n'y aura-t-il pas des doublons avec les lignes de tramways en construction dans cette grande toile d'araignée tissée sur la région ?

Écrit par : Pertinence | 18/10/2009

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