27/07/2009

Direction Générale de la Mobilité, à quoi ça sert ?

Depuis le début des travaux, consacrés à la deuxième partie de la pose du Tram « moyen de transport humain destiné à déplacer la population bipède en masse », et selon les explications que j’ai pu saisir dans une discussion tenue par deux petits vieux, pas bon à croquer mais qui attendaient désespérément .. un bus, de nombreuses incohérences parcourent les routes genevoises.

 

Je n’en doutais pas en observant les routes dangereuses que je me dois de traverser, mais là … A la lecture de l’article de la TDG de ce matin, c’en est trop !

 

http://www.tdg.ch/geneve/actu/bouchons-automobiles-surprennent-experts-2009-07-26

 

Après avoir quitté ma meute du côté des bois du Mandement genevois, je me suis égarée vers Bernex, attirée par un refuge où d’autres carnassiers listés attendaient soit la mort, soit d’être adopté par un bipède.

 

C’est donc depuis ce coteau, en cherchant à manger dans quelques poubelles, que j’ai été surprise par la discussion de deux petits vieux qui attendaient un bus.

 

Selon eux, depuis le début des travaux, les automobilistes « race qui écrase trop souvent ma nourriture » sont passés par tous les états d’esprit.

 

Dans un premier temps, la suppression des feux sur l’axe Bernex – Jonction a représenté une délivrance, alors qu’il ne restait plus qu’une voie de circulation. En lieu et place de créer un bouchon redouté, l’ouverture de cet axe principal, sans entrave, a fluidifié le trafic, diminuant ainsi la pollution.

 

Les nuisances des travaux sont alors apparues comme bénéfiques, sauf pour les riverains et mes congénères. Certes de nombreux usagers de la route avaient trouvé un parcours de délestage en passant par la route de Base, ou la route de Saint-Julien, mais le résultat était là. L’axe principal Chancy – Jonction était enfin une pénétrante rapide et viable même avec une seule voie.

 

Mais voilà, quelques génies de la Direction Générale de la Mobilité, ont rétabli les feux lumineux à certains endroits de cet axe, et depuis, les bouchons ont repris place, la grogne aussi.

 

On pouvait supposer que ce n’était qu’un hasard de calendrier, mais la DGM récidive et le quartier de la Jonction, qui n’avait jamais aussi bien porté son nom, devient le nouveau goulet genevois, en attendant le suivant du côté de la route de Meyrin. Force est de constater que ces deux petits vieux avaient raison.

 

Moi qui me déplace à quatre pattes, je me pose simplement la question suivante. Pour quelle raison l’homme, dans le but premier d’améliorer une situation antérieure, arrive à amplifier ses problèmes, à les rendre incommensurables pour en finalité se pourrir la vie.  

 

Et tous ces trams, ces bus, ces transports publics nouveaux, qui vont les emprunter si mes ennemis les bipèdes ne peuvent pas déposer leurs saletés de véhicules à moteur dans des parkings qui ne sont visiblement pas prévus … !!!

 

Seul soulagement, c’est que la déforestation de ma campagne Genevoise est retardée, même si la louve que je suis se rapproche de plus en plus de votre ville, juste pour y observer les hommes et l’immobilisme politique de leur chef de meute.   

12:32 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

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